Syntax, semantics and discourse function of shell nouns in French and Romanian

Syntaxe, sémantique et fonctionnements textuel et discursif des noms sous-spécifiés en français et en roumain
Start - End 
2019 - 2024 (ongoing)
Type 
Department(s) 
Department of Linguistics
Research Period 
Research Region 
Research Language 
Additional tags 
shell nouns
Corpus linguistics
Corpus-based
Construction grammar

Tabgroup

Abstract

Shell nouns are a nominal category that has first been conceptualized by cognitive linguists such as Schmid (2000). This concept was later translated and further explored by French researchers (Legallois, 2006; Legallois & Adler, 2018; Huyghe, 2018). Shell nouns are marked by a semantical incompletedness, which has been linked to their frequent integration into special syntactical constructions (Legallois & Gréa, 2006) as well as their role in textual cohesion (Rossari, 2007; Adler & Eshkol-Taravella, 2012). Throughout the years, this nominal category has been given many names in the literature: container nouns (Vendler, 1968), unspecific nouns (Winter, 1992), enumerables (Tadros, 1985), A-nouns (Francis, 1994), carrier nouns (Ivanic, 1985), and signalling nouns (Flowerdew, 2002; Flowerdew and Forest, 2014). However, little work exists on this topic in Romanian (De Cesare, 2014; Cunita, 2015), which is a Romance language close to French, one of the major differences being that Romanian has a very flexible word-order. Our goal is therefore to compare the way shell nouns function on a semantic, syntactical and textual level in both French and Romanian. Our work will be based on a written and an oral corpus diversified in genres in order to have representative results on contemporary French and Romanian language.

Les noms sous-spécifiés ou shell nouns sont une catégorie qui a intéressé les philosophes du langage d’abord (Vendler, 1968), puis les linguistes de corpus (Winter, 1992 ; Tadros, 1985 ; Francis, 1994 ; Ivanic, 1985) et les linguistes cognitivistes anglo-saxons (Schmid, 2000 ; Flowerdew, 2002 ; Flowerdew et Forest, 2014). Ce concept a été traduit et développé en français (Legallois, 2006 ; Legallois & Adler, 2018 ; Huyghe, 2018), mais peu de travaux ont été réalisés en roumain jusqu’ici : ceux-ci ne traitent en effet souvent que d’une construction particulière qui a été associée aux noms sous-spécifiés (De Cesare, 2014), ou à une sous-classe seulement de noms sous-spécifiés (Cunita, 2015). Ces noms, qui peuvent être des substantifs ou des adjectifs nominalisés, sont marqués par une incomplétude informationnelle, qui va de pair avec une capacité à condenser l’information. De plus, les noms sous-spécifiés apparaissent fréquemment dans des constructions syntaxiques particulières et leur rôle dans la cohésion textuelle a déjà été prouvé, mais dans des études qui se limitent toutefois à un seul genre textuel (Roze et al., 2014 ; Adler et Legallois, 2018), ce qui rend une approche comparative pertinente. L’objectif est donc d’analyser le fonctionnement global de ces noms en comparant les résultats obtenus sur plusieurs plans : d’abord, les corpus sont à la fois oraux et écrits ; ensuite, ceux-ci ont été choisis de manière à être très diversifiés en genre, ce qui permettra d’avoir une vision d’ensemble des noms sous-spécifiés dans la langue contemporaine ; enfin, cette approche est innovante car elle permet de contraster le fonctionnement de cette catégorie nominale dans deux langues proches mais qui diffèrent (le roumain et le français en l’occurrence), notamment par le fait que le roumain dispose d’une plus grande flexibilité en termes d’ordre des mots dans la phrase.

People

Supervisor(s)

Co-supervisor(s)

Phd Student(s)

External(s)

Georgeta Cislaru

CLESTHIA - Université Paris 3 - Sorbonne-Nouvelle

Dominique Legallois

CLESTHIA - Université Paris 3 - Sorbonne-Nouvelle